Interview du candidat

Interview de Jean-Michel SCHMITT

Pouvez-vous nous parler de vos parents et de votre enfance ? Où avez-vous grandi ?

Mon arrière-grand-père maternel est venu du Morvan pour s’installer comme maraîcher à Champigny en 1910.

J’ai grandi avec mes cinq frères et sœurs, mes parents et mes grands-parents au sein de la maison familiale, chemin de la Planchette à Champigny. Notre maison étant située sur le terrain de maraîchage de mes grands-parents, j’ai été souvent heureux de pouvoir les aider dans leur travail. J’étais également content de les rejoindre à la sortie de l’école à la fin du marché de Champigny pour vendre leurs produits.

A l’époque, il y avait de nombreux terrains vagues dans la ville qui nous servaient de terrains d’aventure à moi et mes copains d’école que je retrouvais au patronage tous les jeudis et pendant les vacances scolaires. Certains jours, la municipalité de l’époque nous amenait en car sur la propriété communale de Chanteloup, ce qui représentait pour nous un périple hors de Champigny quasi exceptionnel.

J’ai connu une scolarité heureuse à l’école du Plant, de la maternelle à la cinquième. J’ai encore en mémoire, les noms de mes maîtres qui ont eu une influence décisive sur le choix d’une future carrière. A cette époque, toutes les catégories sociales cohabitaient dans l’école et dans le quartier, du fils de livreur que j’étais jusqu’aux enfants de cadres supérieurs.

Pourquoi êtes-vous attaché à Champigny ?

Adolescent, j’ai poursuivi ma scolarité au collège Albert Thomas, situé derrière l’ancienne mairie, puis au lycée Langevin Wallon jusqu’au baccalauréat. J’ai eu la chance de faire une bonne rencontre en la personne du proviseur adjoint qui a conseillé à mes parents de m’orienter vers une classe préparatoire aux grandes écoles. J’ai pu suivre ce parcours en étant boursier et j’ai intégré l’École Normale de Cachan pour mes 19 ans. J’ai ensuite débuté ma carrière de professeur en habitant avec mon épouse, institutrice puis directrice d’école à Champigny, et mes deux filles. Dans un premier temps, nous avons habité dans le quartier du Bois l’Abbé où mes filles sont allées à l’école maternelle Jacques Solomon. Nous avons ensuite emménagé dans le quartier du Plant.  Tout en habitant à Champigny, j’ai été professeur pendant 32 ans dans l’enseignement supérieur dans des lycées parisiens mais j’ai également été volontaire pour lancer la classe préparatoire aux grandes écoles qui est actuellement au lycée Langevin Wallon.

Quels ont été vos engagements dans la société ?

J’ai toujours eu divers engagements associatifs, aussi bien au niveau professionnel pour représenter mes collègues enseignants qu’au niveau de la commune en tant que membre d’une association de parents d’élèves et d’une association sportive.

J’ai voulu aider la liste d’opposition lors des élections municipales de 2008. J’ai été élu de 2008 à 2014 et j’ai présidé le groupe de l’opposition municipale durant la deuxième moitié du mandat. Je me suis aperçu rapidement que le rôle d’opposant municipal à Champigny ne permettait pas d’échanger réellement sur les problématiques de la ville car le débat lors des réunions des commissions est confisqué par l’équipe du maire. Je n’ai jamais réussi à savoir sur quelle base et quel projet précis était attribués les millions d’euros relevant de la politique de la ville et si les actions engagées avaient été évaluées et comment. C’est pourtant un critère élémentaire d’une vraie pratique démocratique et transparente. Dans mes diverses tribunes dans « Champigny notre ville », j’ai souvent évoqué le besoin d’une reconstruction d’une réelle mixité sociale couplée à la référence à l’intérêt général. J’ai régulièrement fait référence aux valeurs gaullistes intemporelles transmises par les racines alsaciennes de mon père qui a été ancien résistant.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous porter candidat à l’élection municipale de 2020 à Champigny ?

En 2008, j’ai été nommé inspecteur général de l’Éducation nationale et cela m’a permis de m’engager dans des missions à forte responsabilité pour mener à bien des projets très divers en France et à l’Etranger et gérer des équipes.

La politique conduite par la municipalité communiste depuis des décennies a détérioré trop fortement les chances des jeunes campinois de bénéficier de la promesse républicaine. Le potentiel de notre ville, tant humain que territorial ne peut pas être ainsi dilapidé.

La république m’a donné beaucoup en me permettant de mener une carrière valorisante, je souhaite donc m’engager pour inverser cette spirale négative et redonner de l’espérance à tous les Campinois, des plus jeunes aux plus anciens.

L’affrontement traditionnel entre la gauche communiste et la droite à Champigny n’est pas la réponse politique pour construire une ville apaisée et tournée vers l’avenir. Bien au contraire, il faut rassembler les Campinois de toutes origines autour d’un projet politique commun. C’est l’objectif de La République en Marche, et c’est pour cela que j’ai sollicité l’investiture de ce mouvement pour conduire la liste de rassemblement Pour Champigny en mars 2020.